<i>The Moonshine sessions</i>

Quoi faire après le succès de Gotan Project ? Une ballade tout acoustique cœur de l’Amérique profonde ! The Moonshine sessions, tel est le nouveau projet de Philippe Cohen-Solal, producteur venu de la house qui pour l’occasion a troqué les habits du gaucho argentin pour enfiler la veste à franges du Tennessee.

Philippe Cohen-Solal produit de la country

Quoi faire après le succès de Gotan Project ? Une ballade tout acoustique cœur de l’Amérique profonde ! The Moonshine sessions, tel est le nouveau projet de Philippe Cohen-Solal, producteur venu de la house qui pour l’occasion a troqué les habits du gaucho argentin pour enfiler la veste à franges du Tennessee.


"A l’instar du tango, il y a un vrai challenge pour permettre à la country d’être réexaminée. Il y a tant de clichés qui collent à la peau de cette musique." Philippe Cohen-Solal, fondateur de Ya Basta ! aux oreilles bien ouvertes, a donc décidé de se retrousser les manches, pour donner sa version de la country et des autres musiques du sud profond des Etats-Unis. Pour cela, la première étape fut à l’été 2004 de partir outre-atlantique, histoire de prendre des cours de flat-picking au Maryville College dans les Appalaches, et de passer prendre la température à Nashville. C’est là qu’il rencontre Bucky Baxter, un spécialiste de la steel guitare qui coréalisera le projet, ouvrant son studio et son carnet d’adresses. Il ne reste plus alors pour Cohen-Solal qu’à écrire les pièces, ces petites histoires qui composent ces Moonshine Sessions, du nom de l’alcool d’alambic typique du Tennessee.

Entre deux tournées mondiales et un nouvel album du Gotan Project, il est parti à Nashville, pour deux longues sessions où se pressent tout le gotha de la musique rurale, tendance cordes sensibles et voix subtiles : en clair, pas franchement des manches, plutôt des as du style, des bushmen enracinés dans leur terroir mais pas enfermés pieds et poings liés. Le résultat se résume à une phrase : "passer une heure à la campagne." Tel est le propos du musicien.

Un voyage au cœur de l’Amérique, soixante minutes exactement, douze titres dont deux reprises (Abba et les Sex Pistols !) entrecoupés de sons captés in situ - le son d’un vinyle qui craque, des oiseaux qui gazouillent, un cheval qui hennit, les musiciens qui rient… -, et pour finir une longue plage habitée des bruits de la nuit… "Je voulais travailler autour de l’idée de nature et du spleen, à la fois euphorique et mélancolique. Ça fait plusieurs années que je rêve de campagne. Ce disque c’est donc pour moi une façon d’y aller, et de la ramener chez moi."

Compilation The Moonshine sessions (Ya Basta) 2007