Touchant Alexandre Kinn

Pour faire sonner son premier album, ce Français voyageur, ex-étudiant en égyptologie, s'est offert Bob Coke, l'ingénieur du son de Ben Harper. Une bonne entrée en matière

Dans la tête d'un homme

Pour faire sonner son premier album, ce Français voyageur, ex-étudiant en égyptologie, s'est offert Bob Coke, l'ingénieur du son de Ben Harper. Une bonne entrée en matière

Bien sûr, dans Dans la tête d’un homme, on trouve beaucoup de femmes, d’histoires de femmes, d’histoires d’amour (L’Alliance, Fragile…). Mais pas seulement. Alexandre Kinn y a aussi mis un enfant, celui du jeune papa, celui conçu avec la femme aimée. Et également une bouteille, une "sacrée bouteille" serait-on tenté de fredonner tant, des décennies après, l’alcoolothérapie en chanson de Graeme Allwright semble avoir trouvé une sœur, une mignonnette.

On tombe ensuite sur une paire de cartes postales délicates, envoyées depuis le Sud de la France (Tranquille, Lentement). Puis sur deux autres titres, Adieu Lolita et Dans la tête d’un homme, qui évoquent aussi le Sud, le "Deep South" américain, incarné par la voix bluesy de l’Amérindienne Pura Fé. Et il y a surtout un groove affirmé aux basses confortables, un ton, un phrasé, une voix.

On pense à Tété ou à Ben Harper. A qui l’on veut en fait, mais on se laisse porter par ces treize histoires dont les paroles et musiques sont toutes signées Alexandre Kinn, par son imaginaire délicat quoiqu’un peu apprêté parfois. On surfe sur des pistes folk, blues, hip-hop et chanson française et l'on tente même un looping dans la tête de cet homme. Touchant.

 Ecoutez un extrait de

Alexandre Kinn Dans la tête d’un homme (Interphonics/AZ/Universal) 2008
En concert le 16 juin à la Cigale, à Paris.