Chaude soirée à Antananarivo

Après le Prix Découvertes RFI  2008 décerné jeudi 13 novembre au finaliste malgache Mikea, il ne restait plus qu’à fêter en beauté à Antananarivo, la fin de cette édition. Avec Mikea bien sûr, mais aussi Rajery, Baba, Mika et Davis, Lôla et Jerry Marcoss, le Palais des Sports a vibré. Récit d’une chaude soirée.

Une grande fête populaire organisée par RFI

Après le Prix Découvertes RFI  2008 décerné jeudi 13 novembre au finaliste malgache Mikea, il ne restait plus qu’à fêter en beauté à Antananarivo, la fin de cette édition. Avec Mikea bien sûr, mais aussi Rajery, Baba, Mika et Davis, Lôla et Jerry Marcoss, le Palais des Sports a vibré. Récit d’une chaude soirée.

La journée de Mikea, lauréat du Prix RFI Découvertes 2008 débute ce samedi 15 novembre de façon particulière. En effet, le jeune homme deux jours après avoir remporté le prix, a rendez vous à 11h avec M. Jean-Louis Robinson, ministre de la Jeunesse, de la Culture et des Sports, de la République de Madagascar. Ce dernier félicite vivement et avec fierté le musicien devant un parterre d’officiels français et malgaches, de journalistes, d’amis, et bien sûr du président du jury, Tiken Jah Fakoly. Une première pour Mikea, qui entre deux conversations lâche qu’il n’a pu prévenir sa famille, résidente dans le sud de la Grande Ile, faute de moyens de communication.

Bientôt, après l’étape obligée de la réception, vient celle des balances, car ce soir a lieu le concert de clôture de l’opération Découvertes 2008, un concert organisé là encore au Palais des sports et de la culture. Vers 16h, alors que la salle a ouvert ses portes une heure plutôt, le public commence à arriver en nombre. 3000 personnes environ vont se rassembler pour danser ce soir sur les musiques de Rajery, Mikea, Baba, Lôla, Jerry Marcoss ou Mika & Davis, des artistes de la scène malgache.

Pour commencer, les tambours de Gasy, groupe de percussionnistes monté par Rajery, ancien prix Découvertes RFI en 2002 ouvre le bal pour un set assez court, qui reviendra comme un fil conducteur de la soirée, sorte d’intermède extrêmement rythmé, destiné à garder le tempo de cette chaude soirée ! Car il s’agit bien de ça : les différents artistes vont se succéder et proposer une musique enlevée, vive, dansante, une véritable soirée de fête.

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Après cette introduction, c’est donc Rajery, qui investit la scène. Avec ses cinq musiciens, ce virtuose de la valiha, véritable acteur culturel dans son pays, homme tranquille et souriant, se transforme en bête de scène, esquisse des pas de danse, chauffe le public et rend hommage à la grande Makeba, disparue récemment. Il laisse la place ensuite à un artiste venant du Nord-Est de l’île, Baba. Chapeau noir, costume et guitare assortis, le chanteur auteur-compositeur est une boule d’énergie, à l’expressivité certaine, qui mime les morceaux autant qu’il les chante. L’ombre de James Brown plane un court instant, tellement le groove semble habiter Baba, auteur d’un nouvel album attendu d’ici décembre. Mikea entouré de ses deux musiciens, vient poursuivre ce concert, reprenant une partie du répertoire déjà interprété lors de la finale, avec en plus une adaptation de la chanson américaine Hey Joe, version malgache, un blues assumé, trait d’union entre deux si lointaines cultures mais dont la proximité semble ce soir évidente.

Après ces musiciens aux influences traditionnelles marquées, vient le tour d’artistes plus enclins à divertir. C’est le cas de Mika et Davis, un duo de « malagasy lovers », suivi par la jeunesse malgache, qui reprend avec conviction les succès sucrés ! Après cela, vient Lôla, jeune homme en tee-shirt blanc, jean et basket, qui présente un show à l’américaine maîtrisé, après une carrière d’une dizaine d’année. Largement influencé par le son international, Lôla, module sa voix à la manière des chanteurs de soul et enchaîne les tubes ! Choristes, musiciens, danseurs viennent compléter le spectacle. Tout le monde danse, le chanteur prend un plaisir certain à se produire sur la scène du Palais des sports.

Pour clore le spectacle, rien de tel qu’un set de Jerry Markoss, (avec « deux S comme Diana Ross » dit l’intéressé lui-même en coulisse) qui pourrait faire du titre de Johnny Hallyday Allumer le feu, sa devise ! Danseuses et choristes viennent là aussi compléter le tableau et la température est au plus haut. La soirée se termine vers 2O h, chacun a dansé, chanté, ri aussi avec les présentations de l’animateur malgache Francis Turbo et de Claudy Siar. Une belle soirée qui vient clôturer une édition 2008 du Prix Découvertes RFI des plus intéressantes…