Rohff

Celui que l’on surnomme "le cauchemar du rap français", Rohff, revient avec un nouvel album au gros son et aux propos intimes, Le Code de l’horreur.

Le Code de l’horreur

Celui que l’on surnomme "le cauchemar du rap français", Rohff, revient avec un nouvel album au gros son et aux propos intimes, Le Code de l’horreur.

Tête d’affiche du rap français, Rohff frappe fort avec cet album rempli jusqu’à la dernière seconde de musiques déchaînées, de punchlines (répliques cinglantes, ndlr) en cascade et de textes à la fois puissants et émouvants (Je suis venu du bled le ventre ballonné par la malnutrition / J’ai dû apprendre à parler devant la télévision, dans Virus).

Car la grande différence de ce nouvel opus avec ses prédécesseurs (La fierté des nôtres et Au-delà de mes limites), est cette introspection nouvelle qui transforme certains titres comme L’expression du malaise en des confessions intimes, entrecoupées de formules choc et de testostérone rapologique.

Du coup, le parti pris de n’inviter aucun autre rappeur, contrairement à une coutume à laquelle peu d’artistes hip hop dérogent, fonctionne parfaitement. Les seuls featurings sont ceux des chanteuses de r’n’b Amel Bent (sur Hysteric Love) et Wallen (sur Si seul), et la voix la plus chaude du dancehall jamaïcain, Junior Reid, pour un Progress très réussi. La conclusion en forme de classique est le très long Testament, plus de 150 mesures durant lesquelles Rohff vide son sac et revient de façon codée sur les embrouilles familiales qui l’ont conduit en prison pour plusieurs mois.

Enflammé, parfois vulgaire, toujours émouvant, Rohff poursuit son parcours atypique, presque dix ans après son premier album Le code de l’honneur, bouclant ainsi la première étape de sa carrière. Un vrai monument, sincère et brutal.

 Ecoutez un extrait de

- 08/09/2016

Rohff Le code de l’horreur (Hostile/EMI) 2008
En concert à l'Olympia le 14 avril 2009