Premières notes printanières

On l’attend chaque fois avec intérêt. Le Printemps de Bourges ouvre la saison des festivals. Cette 33e édition qui a lieu jusqu’au 26 avril 2009, déjà marquée par l’ "affaire Orelsan", est placée en fait, sous le signe du Japon. Sur cinq jours, on dénombre une quarantaine de spectacles avec une centaine de groupes et d'artistes venus de tous les horizons et pratiquant tous les genres possibles !

On l’attend chaque fois avec intérêt. Le Printemps de Bourges ouvre la saison des festivals. Cette 33e édition qui a lieu jusqu’au 26 avril 2009, déjà marquée par l’ "affaire Orelsan", est placée en fait, sous le signe du Japon. Sur cinq jours, on dénombre une quarantaine de spectacles avec une centaine de groupes et d'artistes venus de tous les horizons et pratiquant tous les genres possibles !

Dans le train entre Paris et Bourges, il nous semblait déjà avoir entendu parler la langue du pays du soleil Levant. En entrant dans l’aire du festival, quelques visages nous rappelaient en effet que cette année, le festival du Printemps de Bourges était placé sous le signe du Japon. Quelques onze groupes nippons sont donc disséminés dans la programmation de cette nouvelle édition du festival qui de toute évidence se veut avant tout, diverse, variée et éclectique. Car il y en a pour tous : des jeunes talents émergents (en particulier dans la sélection Découvertes) aux têtes d’affiche comme Ben Harper, chaque spectateur doit pouvoir trouver son intérêt, en fréquentant une des huit salles du Printemps qui contiennent 200 à 6000 places.

Toujours aussi intéressantes sont les créations que l’on peut voir dans ce festival. Après Camille l’année dernière au Théâtre Jacques-Cœur, c’est au tour d’Emily Loizeau de présenter un nouveau spectacle (22, 23 et 24 avril). Hors des sentiers battus, certains peuvent s’aventurer au concert Private domain, une relecture d’œuvres classiques par des musiciens electro et pop dont Marc Collin (Nouvelle Vague) le 23 avril.

La diversité d’origine des artistes montre le Printemps sous toutes les couleurs : l’orient avec le Japon bien sûr, les Africains avec Victor Démé ou Amadou et Mariam, une Argentine de talent, Juana Molina, des Américains bien sûr dont l’as du folk Bonnie Prince Billie, des Québécois comme The National Parcs ou Cœur de pirate. Les Français sont évidemment présents, du bondissant Bénabar aux "metalleux" Ultra Vomit.

Manque douloureusement à l’appel pour cette nouvelle édition du Printemps de Bourges, Alain Bashung récemment décédé dont la venue était initialement programmée. A n’en pas douter, son esprit plane au dessus de cette manifestation où la recherche de talent n’est pas un vain mot.