Lo Griyo, vers un ailleurs

Lo Griyo, groupe en provenance de la Réunion, faisait partie de la sélection Découvertes du Printemps de Bourges. Se produisant sur la scène du 22 Ouest, le 25 avril, le trio proposait une musique mixant le traditionnel maloya, le jazz et l’électro.

Découvertes du Printemps de Bourges

Lo Griyo, groupe en provenance de la Réunion, faisait partie de la sélection Découvertes du Printemps de Bourges. Se produisant sur la scène du 22 Ouest, le 25 avril, le trio proposait une musique mixant le traditionnel maloya, le jazz et l’électro.


"J’étais transportée !", voici le commentaire d’une spectatrice sortant du concert du groupe réunionnais, Lo Griyo. Transportée où ? On ne le saura pas, mais l’effet était sans doute de cet ordre pour une grande partie du public venu l’applaudir sur la scène du 22, là où les Découvertes du Printemps de Bourges se produisent.

Le groupe formé par Sami Pajeaux-Waro, initiateur du projet, de Luc Joly, jazzman et d’un troisième homme invisible sur scène mais bien présent derrière ses machines, Brice Nauroy, défend un projet artistique interessant. "Avec Lo Griyo, le griot en créole, c’est parler de l’africanité de la Réunion. Nous n‘avons pas de griots comme en Afrique de l’Ouest, mais on a quand même des choses de cet ordre, le culte animiste, le respect des aïeux, la tradition orale, etc. J’estime qu’on a beaucoup de griots à la Réunion."

Baigné au son du maloya, Sami percussionniste et koriste, ouvre sa musique à d’autres sonorités. C’est ainsi que sur scène, Luc Joly lui donne la réplique avec toute une batterie d’instruments jazzistiques, clarinette contralto, flûte, saxophone, etc. Dans leur travail de recherche continuelle, les deux complices trouvent que leur musique manque de basses, Brice Nauroy propose alors la touche electro qui fait la passerelle entre tradition et modernité.

Lo Griyo revendique une musique de transe. "Le traditionnel, le jazz et l’electro ont quelque chose de commun, une espèce de spiritualité. Il s’agit de faire entrer les gens dans un état d’hypnose" explique Samy Pajeaux-Waro. "Je n’ai pas envie de cantonner Lo Griyo à une couleur, à une immatriculation musicale. Se permettre de dire que l’on cherche, c’est ce qui est bien"

L’énergie dégagée par les trois musiciens sur scène est palpable. Samy Pajeaux-Waro sourit sans cesse et se laisse lui aussi emporter par les rythmiques et les loop produits par Lo Griyo. Un set de trente minutes court mais dense.

 Ecoutez un extrait de


 

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Lo Griyo Kabardock (sorti uniquement à la Réunion en avril 2009)