Christophe Willem

Avec son deuxième album, l’ex-Nouvelle Star prend un virage electro-pop assumé. S’offrant un duo avec Kylie Minogue, des textes de Zazie et une réalisation en partie anglo-saxonne.

Caféine

Avec son deuxième album, l’ex-Nouvelle Star prend un virage electro-pop assumé. S’offrant un duo avec Kylie Minogue, des textes de Zazie et une réalisation en partie anglo-saxonne.

D’emblée, l’intro du disque donne le ton du changement. Une musique sombre, en crescendo, prépare le terrain pour le premier titre du disque : l’Homme en noir. Une chanson gorgée de guitares tendues et de basses new-wave, façon New Order. Pour ce deuxième album, Christophe Willem évite soigneusement l’écueil de la redite. Loin de livrer un "Inventaire bis", il opère un tournant "electro-pop" audacieux, séduisant et peu fréquent dans la chanson française. Musiques triturées, travail sur la texture du son, rythmiques lourdes et massives… Le savoir-faire anglo-saxon opère indéniablement, même s’il phagocyte, sur certains titres - le dispensable Sensitized en duo avec Kylie Minogue – le chant de Christophe Willem.

On le préfère quand il lâche prise sur des chansons comme Coffee, virée ludique dans un New-York fantasmé. Au fil des treize titres de cet opus enregistré, en partie, à Londres, la "Tortue" explore le thème de l’amour avec un A majuscule : amour passionnel, salvateur ou destructeur ; amour du public ; amour explicitement sexuel… Sur deux ballades épurées (Fragile et Si je tombais), il livre sans fard ses failles, sa fragilité d’homme : extraverti sur scène, introverti loin des feux de la rampe.

Certes, les paroles manquent trop souvent de consistance et d’aspérités - mention spéciale pour Zazie, en petite forme sur deux textes. Certes, les mélodies accrocheuses auraient pu gagner en subtilité. Mais Christophe Willem réussit le tour de force de gommer ces faiblesses par la qualité de son chant habité et la singularité de sa voix androgyne.

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