Alain Goraguer, le fidèle complice

Boris Vian aura eu le talent de s’associer à quelques musiciens qui ont beaucoup œuvré : Henri Salvador, Michel Legrand ou encore Alain Goraguer. Cet arrangeur compositeur né en 1931, a par la suite travaillé avec entre autres, des artistes comme Gainsbourg, Ferrat, Reggiani et Nana Mouskouri.

Une association productive

Boris Vian aura eu le talent de s’associer à quelques musiciens qui ont beaucoup œuvré : Henri Salvador, Michel Legrand ou encore Alain Goraguer. Cet arrangeur compositeur né en 1931, a par la suite travaillé avec entre autres, des artistes comme Gainsbourg, Ferrat, Reggiani et Nana Mouskouri.


"J’ai rencontré Boris Vian à mes grands débuts dans le métier : Simone Alma, une chanteuse jazzy que j’accompagnais au piano, me l’a présenté. Nous avons tout de suite sympathisé. Tant et si bien que quelques jours plus tard, il m’a rappelé pour me proposer de remplacer Jimmy Walter, lorsque celui-ci ne pouvait pas l’accompagner. Ce fut le début d’une vraie amitié." Ensemble, Alain Goraguer et Boris Vian vont écumer les scènes à commencer par les Trois-Baudets et enregistrer de nombreux disques.

Ainsi, c’est grâce à Boris Vian que le futur arrangeur de Serge Gainsbourg va graver au milieu des années 50 ses toutes premières faces sous nom : Go Go Goraguer. Et Vian d’y mettre sa pâte en paraphant les notes de pochette. Ensemble, ils vont signer un chapelet de chansons, dont quelques-unes marqueront un bon moment les esprits : La Java des bombes atomiques, Je bois, Complainte du progrès ou encore Fais-moi mal Johnny. Mais aussi des rocks potaches tel Strop-Rock chanté par Magali Noël en 1956 et des typiques pastiches comme le Tango Poivrot.

Sans oublier La Cantate des boîtes, "plus de neuf minutes… Vous imaginez ! On n’écrivait pas forcément ces chansons pour les placer à tout prix, juste pour s’amuser" se souvient en 2009 le pianiste. "On a souvent dit de lui qu’il était dilettante. En fait, Boris était un multi-talentueux doté d’une force de travail exceptionnelle. Je l’ai vu s’atteler à des traductions, 48 heures non-stop… A chaque fois, il était extrêmement professionnel dans son approche. Simplement, très vite, il se lassait…"


 

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