Mort de Gérard La Viny

Gérard La Viny, "l'ambassadeur de la biguine" comme on le surnommait, est mort le 6 octobre dernier des suites d'une longue maladie, en région parisienne. Cet auteur-compositeur interprète avait donné ses lettres de noblesse à la musique populaire antillaise. Quelques titres comme Sans chemise, sans pantalon et Ban moin un ti bo sont là pour nous le rappeler.

L'ambassadeur de la biguine n'est plus

Gérard La Viny, "l'ambassadeur de la biguine" comme on le surnommait, est mort le 6 octobre dernier des suites d'une longue maladie, en région parisienne. Cet auteur-compositeur interprète avait donné ses lettres de noblesse à la musique populaire antillaise. Quelques titres comme Sans chemise, sans pantalon et Ban moin un ti bo sont là pour nous le rappeler.

Né à Basse-Terre en Guadeloupe en 1933, Gerard La Viny décroche son baccalauréat en 1951. Son père le verrait bien faire "Sciences-Po". Mais ses aspirations sont ailleurs. Il est imprégné de la musique de Porto Rico, où il a passé des vacances, de musique cubaine et du mambo de Tony Bennett.

Débarqué à Paris, avec sa guitare sous le bras, il investit le cabaret La Canne à sucre, dans le quartier de Montparnasse, qui accueille les plus grands orchestres antillais. Biguine, mambo, ou salsa, les rythmes caribéens font danser la capitale. Bientôt Gérard La Viny en prendra la direction, avec le parrainage de Joséphine Baker.

Le cabaret est un haut lieu des nuits parisiennes. Gérard La Viny rencontre, notamment, Henri Salvador qui lui présente Boris Vian, alors directeur artistique de Philips. Il lui permet alors de lancer deux de ses plus grands succès : Sans chemise sans pantalon, et Ban moin un ti bo, qui fut un tube repris par plusieurs autres vedettes, notamment Harry Belafonte.

En 1975, La Biguine à Giscard rencontre un véritable succès à l'occasion de la visite aux Antilles de Valéry Giscard d'Estaing alors président de la République française.

Gérard La Viny avait largement participé à faire connaître les musiques populaires antillaises en même temps que ses interprètes.

Il était le père de Eddy La Viny qui lui aussi a embrassé une carrière artistique.

En 2006, il fut nommé Chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres par le ministre de la Culture française Renaud Donnedieu de Vabres.