JP Nataf

JP Nataf a toujours eu un don pour trousser de belles mélodies pop à la douceur mélancolique. Après le succès puis l’arrêt des Innocents, il passé ces cinq dernières années à jouer dans tous les endroits du monde où il était possible d’aller. Résultat : un deuxième album Clair, lumineux et inspiré.

Clair

JP Nataf a toujours eu un don pour trousser de belles mélodies pop à la douceur mélancolique. Après le succès puis l’arrêt des Innocents, il passé ces cinq dernières années à jouer dans tous les endroits du monde où il était possible d’aller. Résultat : un deuxième album Clair, lumineux et inspiré.

Tout le mystère de la pop réside dans son apparente simplicité. JP Nataf en fait la démonstration éclatante dès Myosotis, premier titre de Clair. Une chanson qui séduit d’emblée par la pureté de sa ligne de chant et sa gamme d’accords tirant vers le mineur. Le genre de morceau immédiat qui fonctionnerait déjà amplement avec une simple formule guitare-voix. L’ex "Inno" a la bonne idée de l’agrémenter de quelques touches de pédales wah wah ou de subtilités dub.

Sans ostentation, il délivre ainsi douze titres aussi évidents que profonds. Comme si chacune de ces chansons (retravaillées sur différentes scènes au gré des rencontres) avait une vie propre, qu’elle pouvait changer de direction à n’importe quelle mesure. Berger d’un troupeau qu’il endigue de sa voix mélancolique, JP Nataf traîne du côté de la morna (Monkey) ou des ambiances pop années 80 (Clair). Sur Après toi, il joue même de sa voix, assombrie, en contrepoint d’un chœur trop éloigné : effet frisson de solitude garanti !

A l’instar d’un Benjamin Biolay (dans un registre moins dépressif tout de même…), le Parisien sait faire chanter la langue française. Et il en faut de la maîtrise pour aligner un titre de plus de neuf minutes comme Seul alone. Une longue complainte douce amère, héritée du blues et du hip hop. Un tour de force au phrasé hypnotique qui ne lasse pas de captiver.

Tout en pudeur et en justesse, Clair nous attire dans le calme bienheureux, teinté de douce nostalgie. Un plaisir aussi savoureux sur disque que sur scène.

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 JP Nataf

- 08/09/2016

JP Nataf Clair (Tôt ou tard) 2009

- 08/09/2016