Alain Chamfort

Entre euphorie sixties et ballades mélancoliques, le chanteur Alain Chamfort livre une suite de chansons à l’image de la vie du grand couturier Yves Saint-Laurent : élégante et contrastée.

Une Vie Saint-Laurent

Entre euphorie sixties et ballades mélancoliques, le chanteur Alain Chamfort livre une suite de chansons à l’image de la vie du grand couturier Yves Saint-Laurent : élégante et contrastée.

Alain Chamfort et Yves Saint-Laurent ont ceci en commun d’incarner, tous deux, une certaine idée de l’élégance à la française. Choisir l’ex-acolyte de Gainsbourg pour interpréter ces seize mini portraits semblait donc une évidence. Il y a une atmosphère, un voile rétro et légèrement décadent sur l’ensemble de ce disque, comme ces Muses au son par ailleurs très marqué par Lou Reed et le Velvet Underground.

La voix douce-amère d’Alain Chamfort n’y est pas étrangère : elle suit avec à propos les soubresauts parfois violents de la vie d’Yves Saint-Laurent, l’une des personnalités les plus complexes (et secrètes) de l’histoire de la mode.

L’album commence  piano lorsqu’il est question de l’enfance du "maître" à Oran, puis bascule dans l’euphorie sixties pour les premiers pas du couturier à Paris (le très réussi À la droite de Dior). Ce jeu de montagnes russes se poursuit jusqu’au bout, fidèle avec tendresse et pudeur au parcours vertigineux de Saint-Laurent : la mort (celle de son mentor Christian Dior), la rencontre avec son compagnon Pierre Bergé (le quelque peu mièvre Pas de guitare), la gloire puis les excès en tous genres, la dépression et la retraite (Quand on a tout connu).

L’album se clôt sur un Adieu ajouté in extremis après la mort du couturier : juste quelques mesures de piano et de violons, comme pour rappeler qu’au fond, l’hommage à une telle existence se passe réellement de commentaires.

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 d'Alain Chamfort

Alain Chamfort Une Vie Saint-Laurent En téléchargement légal à partir du 8 février 2010

Une exposition retrace les 40 années de création d’Yves Saint-Laurent au Petit Palais, du 11 mars au 29 août 2010. Une partie sera consacrée à l’album d’Alain Chamfort.