Alain Souchon aux Francos de la Rochelle

Les Francofolies françaises ont ouvert le feu mardi 13 juillet à La Rochelle, et se clôtureront samedi 17 juillet dans la nuit. Temps fort du festival, la "Fête à Alain Souchon" donnée ce jeudi 15 juillet sur la grande scène Saint-Jean-d'Acre. Entouré de famille et d'amis musiciens, le chanteur aux dizaines de tubes a une nouvelle fois pu vérifier l'incroyable capital sympathie dont il jouit.

Une vraie fête

Les Francofolies françaises ont ouvert le feu mardi 13 juillet à La Rochelle, et se clôtureront samedi 17 juillet dans la nuit. Temps fort du festival, la "Fête à Alain Souchon" donnée ce jeudi 15 juillet sur la grande scène Saint-Jean-d'Acre. Entouré de famille et d'amis musiciens, le chanteur aux dizaines de tubes a une nouvelle fois pu vérifier l'incroyable capital sympathie dont il jouit.

Programmé étrangement tard pour un artiste aussi familial (23h40), Alain Souchon a eu droit hier soir 15 juillet lors de cette nouvelle édition des Francofolies de la Rochelle, à une première partie de choix : le feu d'artifice du 14 juillet, repoussé d'un jour à cause des orages et du vent. Tiré juste à côté de la scène Saint-Jean-d'Acre, il n'a pas volé le public de l'artiste. Il lui a même plutôt préparé le terrain, en rendant cette soirée encore plus festive et collective. Aussitôt le final achevé, et les derniers échos des pétards dissipés dans le vent, les badauds ont réclamé le chanteur.

Le voilà qui arrive dix minutes plus tard, bondissant, échevelé et visiblement ravi de la mer de têtes qui l'accueille. Accompagné par quatre musiciens, il entonne rapidement Je chante un baiser, repris en chœur par une bonne partie des quelques 10.000 spectateurs qu'il s'offre ce soir. Les "Alain, on t'aime !" et les "Épouse-moi !" fusent...

Pour le morceau d'après, Alain Souchon appelle Pierre, son fils aîné. Ils interprètent Parachute doré, une tragique chanson à double sens (elle parle des primes des businessmen autant que des couvertures de survie des sans domicile fixe), sur un joyeux air de calypso. Le père laisse ensuite le fils chanter sa chanson LAOT, le couvant du regard alors qu'il prononce le fameux refrain "Elle a ôté le 'i' du verbe aimer"

La famille et les amis

Le patriarche reprend ensuite sa barque seul, et régale les festivaliers de tubes qui datent mais pas datés (C'est déjà ça, Saute en l'air, Sous les jupes des filles). Comme s'il avait besoin de nous prouver qu'il n'est pas complètement passéiste, il invite Jeanne Cherhal à le rejoindre pour L'Amour à la machine. Elle respire comme lui la bonne humeur et son dynamisme de sauterelle donne un petit coup de fouet bienvenu au concert. Souchon empoigne peu après la guitare sèche et nous fait du Brassens (Une Jolie Fleur), bientôt rejoint par Maxime Le Forestier. Ce dernier embraye sur son Ambalaba, tandis que Souchon se prend un bain de foule et de flashes en tournoyant sur l'avancée de la scène.

La chaleur monte encore d'un cran avec le Jamais content scandé façon hip hop sur les bords, par Ours (alias Charles Souchon), Pierre Souchon et Jeanne Cherhal. L'auditoire a les yeux qui pétillent de plaisir. Et, quand Alain Souchon amorce Quand je serai K-O doublé par un karaoké défilant sur les écrans géants, puis enchaîne sur On avance et Foule sentimentale, certains ne sont pas loin de verser une larme.

Souchon père a ce don, de flanquer une chair de poule de souvenirs et de sentiments mêlés, tout en étant sur scène drôle, espiègle, délicat... tellement sympathique. Dommage que ce qui devait être le point d'orgue de la soirée, les retrouvailles avec Laurent Voulzy en guise de rappel, après plus d'1h30 de concert, n'aient pas été du tout à la hauteur du reste : deux chansons et là, bien trop peu d'émotion.

En concert le 16 juillet à St Malo-des-Bois, le 18 à Carhaix (Les Vieilles Charrues), le 20 à Ste Maxime, le 21 à Gemenos, le 23 à Spa (Francofolies), le 25 à Nyon (Paleo festival), le 26 à Ales, le 27 à Carcassonne, le 28 à Perpignan (festival Les Estivales) le 31 à Tournai (Tempo festival).