Bumba Massa

A 65 ans, le Congolais Bumba Massa, apôtre de la rumba acoustique, revient à ses premières amours avec Apostolo, un disque qui fait revivre les plus belles années de la rumba kinoise.

Apostolo

A 65 ans, le Congolais Bumba Massa, apôtre de la rumba acoustique, revient à ses premières amours avec Apostolo, un disque qui fait revivre les plus belles années de la rumba kinoise.

On ne peut pas reprocher à Bumba Massa de succomber à l’effet de mode du grand retour à l’acoustique : il fait partie de ceux qui l’ont initié ! Avec Kekele, ce groupe parisiano-kinois, il a remis à jour dès le début 2000 les belles années de la rumba congolaise, sur l’impulsion de l’avisé producteur Ibrahim Sylla. En avance de quasiment dix ans sur la vague de la "musique rétro", Kekele a fait depuis des émules… Bumba Massa, leader vocal du groupe, revient à ses anciennes amours et sort un album solo. Dans Apostolo, Bumba Massa chante la salsa afro-cubaine et la rumba zaïroise dans le respect virtuose de la tradition des vocalistes congolais. Avec sa voix délicate et haut-perchée, le chanteur a en effet connu de l’intérieur l’âge d’or de ces musiques et s’y est même pleinement investi. En 1960, il composait Calinda mucho mucho, un délicieux chachacha, puis trois ans plus tard, il fondait le Cubana Jazz. En 1976, il fit même un bref passage dans le Tout-Puissant OK Jazz de Franco, qu’il quittait de son plein gré pour découvrir l’Afrique de l’Ouest et ses studios multipistes. Au Togo, il enregistrait avec des musiciens congolais familiers de Tabu Ley Rochereau et navigue entre Lagos, Abidjan et Kinshasa, les capitales musicales explosives. Plus tard, il émigra à Paris et Bruxelles dans un relatif anonymat, avant de renouer avec la rumba au sein de Kékélé.

Heureusement, à 65 ans, Bumba Massa fait à nouveau résonner son sens du rythme et ré-découvre ses talents de compositeur pour le plus grand plaisir des salseros et des rumberos de Kinshasa, de Cuba ou d’ailleurs.

- 08/09/2016

Bumba Massa Apostolo (Sina performance) 2010Le 23 septembre à 20h au Zèbre de Belleville

- 08/09/2016