Tom Poisson

Avec Trapéziste, son quatrième opus, Tom Poisson livre un bouquet de chansons poétiques et sensibles, gorgées d’optimisme.

Trapéziste

 

Avec Trapéziste, son quatrième opus, Tom Poisson livre un bouquet de chansons poétiques et sensibles, gorgées d’optimisme.

 

 

 

 

Trapéziste : sur les cordes de ses guitares folks et électriques, Tom Poisson navigue, voltige, pour toucher l’essentiel et les étoiles. Des chansons à paillette, des mots plein d’étincelles prennent grâce sous sa voix, sa musique vagabonde, et l’excellente réalisation signée Fred Pallem, clown en chef du Sacre du Tympan.

 

Dans ce quatrième opus, il y a de la poésie à foison, des récits oniriques plus vrais que nature, des mélodies swinguées et ce goût du large qui convie dans ses images des cavalcades de western spaghetti. Qu’il parle de sa vie d’artiste (Mes adieux au Music Hall), ou convoque le passé dans une douce nostalgie (Nos amours englouties), qu’il dédramatise une rupture amoureuse (Ah ! si j’avais su) ou danse rockabilly à la gloire de Johnny (Engage-moi), qu’il road-trippe en Sibérie (Le train m’emporte) ou célèbre la vie face à la mort (Le Bal des Cathéters), il livre une tonalité joyeuse, apaisée, lumineuse. Un bonheur serein, palpable, présent notamment dans son titre au bon goût d’été, Chapeaux de paille et canoës, qui révèle une vie simple comme un bon jour, un fruit à croquer.

Au fil de ses chansons, de ses histoires, il invente l’émotion juste, le détail qui livre sa couleur, son odeur, sa chair, son âme, sa force et sa fragilité. Comme ses brins d’herbe, d’humour et de magie, qui viennent chatouiller la réalité pour lui donner plus de poids, de substance et de légèreté : le lest et l’envol, l’aérien relié au sol, les mains dans les poches, le sifflement d’un pinson.

 

 

Tom Poisson Trapéziste (La Familia/L’Autre Distribution) 2010

En concert le 19 octobre à Paris, aux Trois Baudets