Louis Chédid témoigne de son affection

Entre un nouveau disque On ne dit jamais assez au gens qu’on aime qu’on les aime, un festival qui lui est dédié, les Nuits de Champagne à Troyes, et la comédie musicale Le Soldat Rose qui continue son bonhomme de chemin, Louis Chédid n’a pas le temps de poser ses valises, si ce n’est pour répondre à nos questions…  

Nouvel album

Entre un nouveau disque On ne dit jamais assez au gens qu’on aime qu’on les aime, un festival qui lui est dédié, les Nuits de Champagne à Troyes, et la comédie musicale Le Soldat Rose qui continue son bonhomme de chemin, Louis Chédid n’a pas le temps de poser ses valises, si ce n’est pour répondre à nos questions…  

RFI Musique : Un nouveau disque, la préparation des Nuits de Champagne, un prochain concert au Théâtre de la Ville à Paris… Vous êtes suractif !..  
Louis Chédid : C’est passionnant mais c’est vrai qu’il y a tellement de choses en même temps. Les Nuits de Champagne par exemple avec le concert, la fête à Louis, la chorale en finale, c’est à la fois, une très belle chose et très compliqué à organiser. Mais c’est hyper gentil de m’avoir choisi comme parrain de cette édition.

C’est une reconnaissance de votre talent. Avec des chanteurs de votre génération comme Souchon, Voulzy ou Jonasz, vous êtes en quelque sorte des "barons" de la chanson…
(Rires) J’aime bien l’expression ! Cela vaut mieux que "dinosaure de la chanson". Cela me fait plaisir d’être un baron. Je trouve cela adorable de me demander de participer à un festival comme celui-là ou je peux inviter des proches comme Matthieu, Shirley et Dino, Jeanne Cherhal ou Sanseverino.

C’est l’occasion de faire un retour en arrière sur  le chemin parcouru…
Oh non ! Disons que cela m’attendrit quand je vois le Louis Chédid du début des années 70 avec sa guitare. Mais pour moi, c’est quelqu’un d’autre. Nécessairement on change, on n’est plus le même. Se replonger dans le passé, cela m’arrive très rarement. Je ne suis pas comme cela, je n’ai pas de Disque d’or chez moi, je n’ai même pas mes disques à la maison ! Les rares fois où je me retourne sur le passé, c’est pour reprendre une vieille chanson comme Nous sommes des clowns que je chanterai sur scène. Mais je ne suis pas du genre à me retourner sur moi-même et à me dire : "Quelle carrière !".

"On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime"Quel est votre plus beau raté en la matière ?
Oh ben moi j’en ai des ratés… C’est une espèce d’obsession chez moi… Témoigner de son affection. Surtout lorsqu’on perd quelqu’un, on se dit : "Merde ! J’aurais dû lui dire telle chose". Mais malgré tout, j’ai un côté oriental. Je suis très chaleureux, tactile, je n’ai pas trop de mal à aller vers l’autre. J’aime bien avoir des relations profondes avec les gens. Or en ce moment plus on communique, moins on se parle. Ce qui est paradoxal !

C’est avec cette idée que vous avez écrit Maman, maman ? Chanson dédiée à votre mère (l’écrivain et poète Andrée Chédid, ndr) qui, doucement, s’éteint. C’est purement émotionnel. Cela vous sort comme cela. Je ne suis pas un cérébral, je suis très instinctif et c’est ma façon à moi d’envoyer un message autrement que par la voie traditionnelle. C’est quelque chose qui vole, va dans un sens ou dans un autre ou… nulle part. C’est comme un mot de tendresse que l’on met sous l’oreiller ou sur un frigidaire. C’est aussi simple que cela. Je ne me demande pas si c’est impudique. J’estime que c’est comme cela qu’il faut que je le fasse.

L’album s’ouvre sur Tu peux compter sur moi, chanson sur l’amitié... Quel genre d’ami êtes-vous ?
Je pense que je suis quelqu’un d’assez affectueux, assez peu égocentrique. Pudique et à la fois mettant à l’aise les gens. Je ne suis pas du tout dans le rapport de force. Je déteste les rapports de pouvoir avec les gens, cela m’horripile. Je trouve que c’est très important de rester normal.

Vous préparez un film en 3D sur Le Soldat rose
Oui, c’est en cours avec le producteur, Yves Darondeau (La Marche de l’Empereur) qui était venu me voir en 2005  pour me dire qu’il voulait absolument faire un film en 3D. A l’époque, je lui ai dit : "Attend déjà que je finisse mon disque et qu’on voit si cela marche"… Et puis maintenant, il a mis les choses en place et le tournage devrait commencer l’année prochaine. Ce sera une comédie musicale en dessin animée, ce que je trouve assez audacieux. Honnêtement, je ne m’attendais pas à un tel succès pour Le Soldat rose. Il y a même eu une adaptation en coréen de la comédie que je suis allé voir à Séoul, cet été. C’était très sympa et très rigolo, parce que d’entendre cela chanté en coréen, c’est un grand moment quand même !

Louis Chédid On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime, qu’on les aime (Atmosphériques) 2010

Festival les Nuits de Champagne à Troyes du 24 au 31 octobre 2010
Théâtre de la Ville à Paris le 13 décembre