Babet

Trois ans après Drôle d’oiseau, la violoniste de Dionysos, Babet, revient avec un second album plus pop, convivial et aventureux intitulé Piano monstre.

Piano monstre

Trois ans après Drôle d’oiseau, la violoniste de Dionysos, Babet, revient avec un second album plus pop, convivial et aventureux intitulé Piano monstre.

Pour la seconde fois, Élizabeth Maistre, alias Babet, délaisse le navire Dionysos pour poursuivre l’aventure en solitaire. À l’écoute de ce nouvel album, Mathias Malzieu et ses comparses ne semblent pourtant jamais très loin. L’auteur hyperactif de la Mécanique du Cœur chante en duo avec la jeune femme sur l’intimiste Tes yeux dans ce bar, tandis que les musiciens du groupe l’accompagnent au fil du disque. Les fans de Dionysos retrouveront enfin une partie de l’univers fantastique et littéraire hérité de Tim Burton, cher aux Valentinois.

Pour le reste, Piano monstre dévoile Babet sous un jour un peu différent, après l’exercice d’un premier album maîtrisé seule de bout en bout. Réalisé par l’incontournable Jean Lamoot (Noir Désir, Raphael…), ce second opus est placé sous le signe de la convivialité. Les invités de marque se succèdent pour donner la réplique à la chanteuse au cours de duos parfois inattendus : la voix râpeuse et bancale d’Arthur H sur Ciel de soie, le soulman francophile Hugh Coltman sur le bilingue Les Amouratiques et, surtout, Edouard Baer sur une chanson forcément décalée, inspirée à Babet par une interview de ce comédien dandy (Le Miroir).

Au milieu de ces convives et d’une instrumentation foisonnante guidée par un violon entêtant, la voix de Babet a manifestement gagné en assurance. Perçante et enfantine, elle rappelle toujours Olivia Ruiz, en moins théâtral, mais soutient avec une réelle grâce l’atmosphère sombre et romantique des chansons. Une alternative très crédible au géant Dionysos.

- 08/09/2016

Babet Piano Monstre (Polydor/Universal) 2010

En concert à Paris (Maroquinerie) le 19 novembre, en tournée dans toute la France cet hiver…

- 08/09/2016