CharlÉlie Couture

Plus de quatre ans après son précédent album, CharlÉlie Couture abandonne New York et la peinture pour la sortie d’un nouveau disque et une tournée en France et dans la francophonie.

Fort Rêveur

Plus de quatre ans après son précédent album, CharlÉlie Couture abandonne New York et la peinture pour la sortie d’un nouveau disque et une tournée en France et dans la francophonie.

CharlÉlie ne sera peut-être plus jamais un francophone exclusif. Il vit et travaille en deux langues, et son œuvre s’en ressent : son précédent album, en 2006, s’appelait New Yor-Cœur et son nouveau disque s’intitule Fort Rêveur.

Il est vrai que depuis une huitaine d’années il vit à New York où CharlÉlie Couture n’est pas d’abord le nom d’un chanteur mais celui d’un peintre. Et, de loin en loin, il reprend ses instruments, son stylo de parolier et revient donner des nouvelles de lui à son public d’Europe.

Et, dès les premiers mots de l’album, il résume sa position du moment : "Être son antithèse, son contestataire / Chercher à être tout autant que son contraire"… Artiste visuel, musicien, romancier, vidéaste, photographe, CharlÉlie est tout à la fois mais, comme il le dit aussi dans la chanson Les Statuts de ma liberté qui ouvre son album, "C’est lourd à porter (…) Quand on a fait le choix de rester libre".

D’ailleurs, son disque sort cette semaine au téléchargement légal et en magasin mais le CD à tirage limité (dans un packaging au format vinyle) de Fort Rêveur a été deux mois en vente exclusive à 6 € sur le site vente-privee.com, solution choisie avant lui par Patricia Kaas ou Alain Chamfort, qui comme lui connurent les chiffres de ventes confortables avant de subir de plein fouet la crise générale du showbiz français.

Tout son album évoque plus ou moins directement ses choix de liberté : liberté de l’esprit créatif, liberté de migrer d’art en art, liberté de tenter chaque jour une aventure nouvelle. Ainsi, par exemple, dans Les Gestes gratuits, il affirme combien la vie tout entière est faite d’instants où chacun se choisit et se détermine. Et, au passage, il évoque les plaies du temps : l’anorexie dans Si légère, le bombardement médiatique dans Peintures de guerres… D’autoportrait introspectif en croquis de la vie newyorkaise, on retrouve dans l’album la chaleur humaine de l’écriture et le lyrisme rock qui, depuis une trentaine d’années, font de CharlÉlie un des artistes les plus libres de la langue française.

CharlÉlie Couture Fort Rêveur (Believe) 2011.

En tournée en France, à la Boule Noire à Paris du 9 au 12 mars (complet) et les 10 et 11 juin au Casino de Paris.