Djeli Moussa Condé, le griot urbain

"Womama" de Djeli Moussa Condé

Trois ans après le succès de son album éponyme, l’artiste originaire de la Guinée-Conakry revient aujourd’hui sous les feux de la rampe avec "Womama". Un disque plus afro-pop qui met davantage en avant la voix de Djeli Moussa Condé. Pour l’occasion, il se produit le 20 décembre au New Morning à Paris.

Djeli Moussa Condé présente Womama, un deuxième album en forme d’hommage à l’Afrique, son continent d’origine, évoqué depuis Paris où il réside aujourd’hui. Djeli y affirme une nouvelle maturité en tant que chanteur avec un répertoire audacieux qui casse les codes de la musique africaine. Réalisé par le français Vincent Lassalle et interprété par les musiciens du Djeli’s band - le bassiste Jouni Isoherranen, le flûtiste Renaud Tenoux et le percussionniste Vincent Lassalle – ce disque accueille aussi des invités de marque, tels Guimba Kouyaté à la guitare et Kandet Dioubaté aux choeurs.

Né en Guinée-Conakry dans une famille de griots, Djeli apprend très jeune l’art du chant et de la kora, en particulier avec le maître Lamine Sissoko. Il part ensuite à l’aventure à travers l’Afrique de l’Ouest. Repéré par Souleymane Koly à Abidjan, il rejoint l’ensemble Kotéba, participant à de prestigieuses tournées internationales de 1989 à 1993 en composant notamment quatre morceaux pour Waramba, le premier opéra mandingue, primé au festival d’Avignon en 1993. Cette même année, Djeli s’installe à Paris et entreprend de nombreuses collaborations avec la crème de la musique africaine : Manu Dibango (Wakafrica), Salif Keïta, Richard Bona (Kalaban koro), Mory Kante, Alpha Blondy, Cesaria Evora, Hank Jones, Cheick Tidiane Seck (Sarala), Sekouba Bambino (Le destin, Sinikan...), Mangala (réexpédition), Amy Koïta.

© S.Bonijol
Djeli Moussa Condé et son groupe

 Djeli participe également à de nombreux concerts de soutien (Secours Populaire, Unesco, Musiciens sans frontières...). En 1998, il est sollicité pour le Festival ‘Voix du Monde’ à Rio. En 2002, Djeli fait la connaissance de Janice De Rosa, la diva américaine de la soul et de cette rencontre naît l’album Aduna. Il enregistre également les Comptines et berceuses du baobab avec Paul Mindy, célèbre percussionniste brésilien. En 2010, il rencontre Vincent Lassalle qui lui propose de réaliser son album. Sorti en 2012, simplement intitulé Djeli et entièrement enregistré à Ménilmontant, son quartier de prédilection, le CD est très bien accueilli par la presse et le public, et donne lieu à plus d’une centaine de concerts à travers le monde entre 2012 et 2014. C’est justement sur les routes, pendant les tournées, que Djeli écrit l’essentiel de ce nouveau répertoire imprégné de l’énergie et du cosmopolitisme de ses musiciens.

Djeli Moussa Condé en concert vendredi 10 avril au Pan Piper Paris Puis samedi 10 octobre, toujours au Pan Piper

Ainsi que le 21 novembre au Canal 93 à Bobignywww.djelimoussaconde.com

Concert "Afro Live" avec Amen Viana et Valérie Ekoumé au New Morning dimanche 20 décembre 2015

Album "Womama" Buda Musique/ RFI Talent